Les sujets des plus divers et variés qui m'intéressent ! (et on n'a pas encore creusé jusqu'au bout...)
RESUME
Vincent Malloy est un petit garçon qui se comporte comme il faut en famille, mais qui a des idées très sombres et un goût pour le morbide.
Son rêve est de devenir Vincent Price (acteur d'épouvante), et il lit de ténébreuses histoires d'Edgar Allan Poe.
En en lisant une, il "comprend" que sa femme a été enterrée vivante, et court alors creuser... dans les plates-bandes de sa mère !
Alors qu'il se desespère dans le noir sur sa femme morte, sa mère lui dit que tout ça n'est que dans sa tête et qu'elle aimerait qu'il joue au soleil. Mais Vincent voit ensuite toutes les créatures de ses cauchemars, et il tombe comme sans vie avant d'atteindre la porte.
L'histoire est narrée par la voix ténébreuse de Vincent Price lui-même.
Il dure à peine 6 minutes et est en noir et blanc.
Ce court-métrage est de forte inspiration auto-biographique (paraît-il !)
l'intérêt avec un court-métrage c'est que vous pouvez directement le voir ici =)
MON AVIS / INTERPRETATION
Court-métrage assez épatant.
On comprend vraiment bien, notamment grâce aux substitutions Vincent Malloy / Vincent Price, que Vincent est vraiment habité par ce personnage de Vincent Price.
Il a tout un univers dans sa tête, auquel il croit et dans lequel il s'enferme, où tout est noir, hanté, macabre.
La réalité est en réel décalage avec la vision que son esprit a des choses, ce qui est mis en valeur par les soudains passages de sa vision (noire) à la réalité (éclairée et vivante).
Au début du film, on voit qu'il a des idées noires; ensuite, notamment avec la mort de "sa femme" on voit qu'il s'identifie complètement à l'univers qu'il imagine; et le summum est atteint quand il tombe sans vie (?) dans l'obscurité qui se referme sur lui : son univers fantasmatique a rattrappé la réalité.
Il est très juste de remarquer, comme je l'ai vu faire, que Vincent a des points communs avec Peter Pan, l'enfant qui est coupé de la réalité et du monde, et qui et vit totalement dans son monde imaginaire à tel point que cet imaginaire devient réalité au moins pour lui, même si la vision est beaucoup plus noire.